L'ouverture en photographie


L'ouverture, ou aperture, et son influence pour la photographie

L'ouverture d'un objectif photographique est ce qui détermine la quantité de lumière qui passe par la lentille pour être projetée sur la cellule photosensible de l'appareil photo.

Selon la grosseur de l'ouverture du diaphragme de l'objectif photographique, on contrôle la quantité de lumière qui passe. L'ouverture est désignée avec la lettre "f", l'aperture, suivie d'un chiffre qui détermine sa valeur. Plus le chiffre est petit, moins on restreint la lumière, ou si on veut, plus l'ouverture est grande.

Selon la grosseur de l'ouverture utilisée, on devra utiliser une vitesse d'obturation qui permet d'exposer le capteur photosensible suffisamment pour qu'il réagisse. C'est ce qu'on appelle souvent la vitesse d'ouverture.

Une exposition adéquate est donc une combinaison de la grandeur et de la vitesse d'ouverture. Cela semble simple, mais cette combinaison ne peut pas être utilisée simplement par un petit calcul rapide, car ces ajustements ont une influence directe sur la photo qu'on veut prendre.

La grosseur de l'ouverture détermine le détail et la clarté de ce qui est photographié, ou la profondeur de champ. Par exemple, une ouverture de 2.8, qui laisse entrer beaucoup de lumière, va rapidement activer les capteurs de la cellule photosensible, sans laisser le temps aux détails éloignés de s'imprimer. Si on réduit l'ouverture à f16, l'orifice laisse entrer moins de lumière, et on doit alors allonger le temps d'exposition, ce qui laisse plus de détails s'imprimer.

C'est pourquoi une lentille qui a une ouverture de f2.8 va permettre de facilement rendre le paysage derrière le sujet flou, car on réduit la profondeur de champ. Mais pour obtenir une photo qui est claire et détaillée sur toute sa surface, on va ajuster l'ouverture à une valeur plus grande. En gros, plus la valeur est grande, plus la profondeur de champ augmente, et donc une plus grande partie de la photographie sera au focus.

La vitesse d'ouverture du boîtier numérique est aussi une valeur qui ne peut pas toujours être choisie de façon aléatoire. Pour un objet immobile, on peut utiliser un trépied, mais pour photografier un sportif, on ne peut le faire qu'à une vitesse d'obturation rapide, sinon, l'image sera floue. On doit donc souvent faire un compromis entre la profondeur de champ et la vitesse.

On désire toujours une bonne vitesse d'ouverture qui me permet de figer la scène. Si la valeur de l'ouverture n'est pas assez grande, l'utilisation d'un flash photographique devient nécessaire.

Utiliser un appareil photo en mode automatique donne le contrôle de la profondeur de champ et de la vitesse à celui-ci, et c'est donc lui qui décide de ce que votre photo devrait avoir comme résultat. C'est pourquoi on doit utiliser son appareil photo en mode manuel, ou en priorité d'aperture ou de vitesse. Cela permet de mieux contrôler le résultat.

Plus on s'approche d'un objet, plus on réduit la profondeur de champ et la quantité de lumière qui entre dans l'objectif. Car c'est un rapport de lumière par la surface et la distance. Donc, plus on s'approche d'un sujet, plus on devrait utiliser une aperture de petite valeur pour laisser entrer plus de lumière dans l'appareil photo. Mais on perd alors encore plus de profondeur de champ. C'est pourquoi la macrophotographie nécessite souvent l'utilisation d'un flash.

Voici une série de la même photo qui montre l'augmentation de la profondeur de champ en fonction de l'ouverture utilisée.

Photographie à ouverture F8
Ouverture à F/8 pour 1/4 de seconde

Photographie à ouverture F16
Ouverture à F/16 pour une seconde

Photographie à ouverture F32
Ouverture à F/32 pour 4 secondes

Photographie à ouverture F64
Ouverture à F/64 pour 15 secondes

Une autre façon de réduire l'ouverture d'un objectif est d'augmenter la sensibilité ISO du capteur photosensible. Si on augmente la valeur ISO, on augmente la sensibilité du capteur, mais l'image peut devenir plus granuleuse. On essaie d'utiliser la valeur ISO la plus petite possible pour plus de clarté.

Les lentilles permettent une plage d'ouverture, qui est limitée par son architecture. Plus la valeur de l'aperture peut être petite, et plus la lentille sera volumineuse. C'est pourquoi une lentille de 50mm qui permet une aperture de f2.8 aura un diamètre plus grand qu'une autre de même longueur focale, mais qui ne permet que f3.5.

Comme les objectifs commencent à produire plus de diffraction et de déformations aux extrêmes de ses ajustements, on ne va pas utiliser une ouverture trop grande. C'est qu'en augmentant l'ouverture, on va alors chercher l'image plus sur le rebords des lentilles de l'objectif. En gros, il faut utiliser une ouverture focale qui va permettre d'obtenir la plus grande quantité de détails clairs, sans trop dépasser pour rester au centre des éléments optiques de l'objectif qui produisent moins d'aberrations.

C'est seulement en expérimentant, avec un trépied pour conserver la même position, et en variant la valeur d'aperture pour comparer les résultats, que tout ceci deviendra plus clair. On a ensuite une meilleure compréhension de l'influence et des effets qu'on peut produire en modifiant l'ouverture de l'appareil, et ainsi prendre de plus belles photographies.